Souvenir de match : Finale perdue de 1993

Samedi 5 juin 1993 - Parc des Princes
Finale du championnat de France
Grenoble - Castres : 11-14





1 - La fiche technique du match ...


Castres-Grenoble : 14-11 (3-5)

Beau temps. Température mourde. Pelouse impeccable.
Arbitre : M. Salles (Périgord-Agenais) ; Spectateurs :49061 ; Recette : 5636095 F
Pour Castres : 1 Essai de Whetton (62'), 2 Buts de Labit (11', 74'), 1 drop de Rui (51')
Pour Grenoble : 1 Essai de Vélo (31'), 2 Buts de Savy (61') et Hueber (70')

CASTRES: Labit-Bergès, Lungu, Combes, Lucquiaud- Rui(cap), Tonini- Pagès, Carminatti, Diaz- Whetton, Bourdet-Lafforgue, Urios, Toussaint

GRENOBLE: Savy- Meunier, Taofifénua, Vélo, Bardou- Goirand, Mazille (puis Hueber 49')- Chaffardon (cap), Mandic, Kacala- Brouzet, Merle- Capdeville, Ferruit, Tapié

Evolution du score : 3-0 (Castres), 3-5, 6-5, 6-8, 11-8, 11-11, 14-11.

 

2 - Commentaires sur ce match ...


Pour en finir avec cette saison âpre comme un robusta, il faudrait donc trouver une morale à cette finale, une explication rationelle à la courte victoire de Castres sur Grenoble. Pour ce qui est de la morale, on se gardera bien de regarder beaucoup plus loin que le bout de ces 80 minutes de rugby en fusion. Mais pour ce qui est de la victoire de Castres, un chiffre suffirait à clore le compte rendu de cette finale qui, n'était que la dramaturgie d'un score à rebondissement, mériterait d'être rangée dans la catégorie des évenements sans suite aux cotés d'Agen-Tarbes 1988, Narbonne-Bagnères 1979, Tarbes-Dax 1973.
Castres a donc battu Grenoble, six échecs à septs dans les coups de pieds aux buts, et tout le reste n'est que périphérie. Point finalÖ
Sauf que ce serait faire peu de cas de la joie et de la peine, des efforts et des faiblesses de deux clubs qui tout au long de la saison, ont donné le meilleur d'eux mêmes pour connaître enfin cette nuit de toutes les émotions.
Sauf que ceux qui jugent que le rugby n'est que combat y auront surement trouvé leur compte, quand les autres, ceux qui estiment que le courage et le gout de l'affrontement sont la moindre des choses, l'élément moteur d'un spectacle plus intelligent et plus complet (ceux par exemple qui ne tenant ni pour un club ni pour l'autre, ont payé leur place tout simplement), voudront comprendre comment on peut être si obstinémment obnubilé par une seule facette de ce jeu.

Quel complot ?


Les grenoblois, dont on imagine la frustration après tant de vains efforts, parleront sans doute de complot, évoqueront les déclarations de Bernard Lapasset, fustigeant le laxisme de M.Thomas sur le passage à vide des avants Grenoblois contre Agen en demi-finale, après avoir emprunté le jet privé du sponsor de Castres pour voler d'une demi finale à l'autre.
Malgré la fureur de Jacques Fouroux qui prendra peut-être cette défaite comme une insulte personnelle, malgré la peine de Michel Ringeval, dont les "mammouths" ont été contrés par moins lourds qu'eux, commme sa "bête à seize pattes" avit été mise en échec par la phalange bitteroise en 1978, ils auront tort.
Même si on ne cherche pas à faire passer le président de la FFR pour un parfait innocent, il nous semble que si le jeu Grenoblois s'est retrouvé sur surveillance, c'est parce que pour imposer sa logique de puissance et de pression, il s'est placé à la limite de l'admissible, et même légerement au delà. Le phénomène n'est pas nouveau, qui ramène les virulents passages à vide grenoblois aux écrans qu'on reprochaient aux Bitterois du temps de leur puissance.
Et si, sur l'essai de Whetton, M. Salles, dans l'action, fit profiter le doute aux attaquants (qui avaient bien besoins d'être encouragés de part et d'autre), on ne saurait lui faire porter tous les maux de la terre.
Ca n'est pas le pauvre M.Salles qui choisit de faire jouer ce poison brouillon de Mazille, à la mélée, plutôt que le jeune Hueber, a jeu au pied plus sûr que celui de Vélo ou de Savy; pas lui qui, pour mettre Savy en confiance, qui le fit buter à trois reprises à près de 60 mètres; pas lui non plus qui conseilla à l'obstiné Goirand de défier Rui au jeu de la chandelle; pas lui qui força le tonitruant Taofifénua à commetre des en avants ou à Savy de relancer en solitaire pas lui qui révoqua l'Edit de Nantes.


Castres vient de marquer un essai qui parait non valable. Hueber (n°18) et Goirand (n°10) sont accablés, alors que Tapié (n°1) se dirige en direction de l'arbitre pour faire part de son mécontentement.


Et puis surtout, les mérites Castrais ne doivent rien à la collaboration de l'arbitre ou du président de la Fédération.
La chance Castraise, ce fut sans doute un collectif parfaitement solidaire. C'est ce good old Gary qui trouva dès la troisième touche, le joint pour contrer la masse en mouvement de Grenoble prenant le couloir à la hussarde, lui quirameuta les énergies quand Hueber ramena d"un but aux 40 m le deux équipes à égalité 11-11, à 10 minutes de la fin et placa tout le public du parc sous la menace des prolongations. Lui encore qui avait su suivre, peu avant la course de Rui pour aplatir dans l'en-but le ballon abandonné par Hueber.
Et c'est le bon vieux Francis qui sut revenir à un jeu plus approprié aux oppresantes circonstances et soulager tout son pack dejudicieuses fuites transversières, lui qui osa défier une dernière fois la défense grenobloise pour amener la pénalité de la victoire à la 74ème minute et sceller la faillite des têtes dures.
En regard de tant de conviction tranquille, les formidables bonds d'Olivier Merle en milieu d'alignement, l'energie employée par Kacala, le courage de Mandic, les percussions de Brouzet, le défi tenace des 2 premières lignes, tout cela se perdit dans une masse sombre d'où ressortaient seuls les noms inscrits sur les maillots. Et même les 2 essais pour tout dire, parurent anectotiques. Peut-être parce qu'ils naquirent tous les deux de coupables atermoiements dans les transmissions. Sur celui de Grenoble, tout ce qu'il y a de plus classique, en première main sur la mélée, Goirand sembla hésiter à armer sa passe, tandis que Taofifénua faisait diversion à l'intérieur avant de lacher les divines gambettes de Vélo dans un boulevard en solitaire.
Sur celui de Castres, on crut que le jeune Tonini, sur le recul, allait remettre le ballon à Rui en mains propre, contraignant ce dernier à choisir la chandelle plutôt que le drop, avec les lourdes conséquences que l'on sait.
Franck Hueber, en couverture, tenta le marque à l'envers, puis sembla aplatir sous le plaquage de Rui dans l'en but, avant que M. Salles à leurs pieds, et placé sous le même angle que les caméras (qui ne permettent aucune conclusion certaine), ne valident l'essai.
Pour ne pas avoir eu l'humilité d'oser changer de cheval au milieu du guet, les Grenoblois offraient à Castres le paradoxe d'un triomphe romantique. Au soulagement de tous ceux qui pensaient que la raison du plus fort n'est pas toujours la plus raisonnable.





3 - Le fait du match ...

Un jeu au pied défaillant


Avec des "si" et un bon pied, les Grenoblois auraient été champions de France. Et il est totalement malhonnête d'évoquer la qualité de l'arbitrage pour expliquer ce revers. Les raisons de l'échec reposent bien plus sur le pied gauche de Savy et le pied droit de Vélo que sur les décisions de l'homme en noir. D'ailleurs, jean Liénard, l'homme de raison devant tant d'amertume, laissait entendre que "Grenoble aurait dût avoir une avance d'au moins 9 points avant la pause. Seulement voilz, il ne les a pas et on perd le match. Le problème n'est pas nouveau". Justement, si le problème n'est pas récent, les responsables isérois auraient dû essayer de le résoudre avant la finale. Car on n'aborde pas les matchs éliminatoires sans un buteur d'expérience. Sur 10 tentatives de buts (7 de Savy, 2 de Hueber, 1 de Vélo), toutes réalisables, 2 seulement ont trouvé l'espace des poteaux.
" J'avais un préssentiment, après la première tentative sur le poteau, que cela n'irait pas, précise Michel Ringeval. On maintient quand même la confiance à Savy pour la suite. Mais il reste inefficace. On doit prendre l'avantage au score et le match change. Au lieu de cela, on plonge dans le doute et on perd. Comment voulez vous qu'on soit positifs de puis le temps que cela dure ?".


4 - Polémique ...

Essai ou pas ? Pas essai !


Les grenoblois reprocheront longtemps à l'arbitre Daniel Salles, du comité Périgord Agenais, d'avoir accordé un essai non valable (voir notre photo d'entête qui l'en atteste) au seconde ligne Castrais Gary Whetton.
Rappelons les faits. Francis Rui, pressé par la défense grenobloise, part dans le coté fermé. Il tape par dessus les avants. Seul Franck Hueber est présent au point de chute du ballon. On peut le voir au ralenti de la télévision crier "Marque!" au moment où il prend le ballon dans ses bras. Mais Rui l'emporte dans son élan dans l'en-but.
Ceinturé, Hueber échappe le ballon dans l'en but au moment où les 2 hommes touchent le sol. Brice Bardou, témoin de l'action, reste les bras ballants. D'après lui, Hueber a applati dans son en-but. Il regarde, incrédule, l'arbitre accorder l'essai aux Castrais.
" Je suis formel, présice Daniel Salles, Hueber lache le ballon sous l'impact sans l'aplatir. J'était tout prêt de l'action. La finale s'est jouée sur les pénalités : elles ont été équilibrement réparties".
Reste que notre photo d'entête prouve le contraire. De plus, une chose est sûre : Hueber a bien fait un marque et que l'arbitre ne l'a pas accordé. Sur l'essai, il était placé derrière Rui et Hueber. Il était le seul juge. S'il avait eu un doute, il aurait ordonné une mélée à 5 m.
Reste que cette erreur d'arbitrage laissera éternellement des regrets à Grenoble.




5 - Dans les vestiaires Grenoblois ...

La grosse colère de Fouroux


Dans la salle de massage du vestiaire grenoblois, transformée en sauna, le manager Jacques Fouroux donnait une conférence de presse improvisée entre le rasage et le rhabillage. " Il ne faut pas que je balance trop car la fédé serait capable de me radier". L'arbitre de la rencontre, Daniel Salles, est épinglé sans ménagement. "Est ce que la finale vaut une médaille militaire? Il va falloir poser ce vrai problème un jourÖ Est ce qu'on doit donner une finale à arbitrer à un type qui part à la retraite ? ".
Certains soulignent que le meilleur arbitre du week end, Joël Dumé, avait été déclassé pour diriger la petite finale à Jean Bouin. "C'est du gachis. De toute façon, il ne faut pas croire qu'il y a de bons arbitres en France puisque Bernard Lapasset et René Hourquet (le patron de la commission d'arbitrage) ont dût leur donner des consignes avant la finale ".
Dans les entrailles du Parc des Princes, Fouroux est intarrissable. "Ca fait chier de s'occuper de ce jeu quand tu vois ce qui se passe en amont. De toute façon, avec moi, Grenoble partait avec un handicap. Je vais peut-être signer à Agen l'an prochain, ça aidera mieux les Grenoblois !! ", ironise-t-il, avant de revenir sur le déroulement du match.
" Nous n'avons jamais eu de bras cassé en touche. A croire que Castres n'a pas fait de fautes. Les mélées qui tournaient n'ont pas été
sanctionnées. Lors du soit disant "essai" de Whetton, l'arbitre de touche n'a pas bronché, alors que normalement, il doit aller directement
derrière les poteaux : c'est le code des arbitres. Donc l'essai de Whetton, c'est le fait de Salles. Ce n'est pas enterriné par le juge de touche
comme il se doit quand il se passe quelque cjose dans l'en-but ".
Remonté comme aux plus beaux jours, Fouroux n'en finit pas d'égrener les petites phrases. Une quarantaine de personnes se massent dans la petite salle qui jouxte le vestiaire. Torse nu, accompagné de son fils, le manager Grenoblois tente d'imaginer l'avenir. "On sait qu'on a perdu, mais on sait aussi qu'on pouvait gagner. Tous les finalistes ne peuvent pas en dire autant. Nous reviendrons au parc, et l'injustice dont nous avons été victime ajoutera à la détermination du groupe".
Dernière pirouette verbale pour conclure au troisième degré, et avec un sens de la dérision très particulier : "Etre battu par Castres, ca ne me dérange pas. On a éliminé des équipes qui ne jouaient pas comme nous, et on a été battu par celles qui jouent comme on aimeÖ C'est le rugby qui gagne. A croire que pour être champion, il ne faut pas faire de jeu".
Visiblement touché, Fouroux tente le décalage, l'ironie, le contre-pied, bref tout l'attirail dont il dispose pour faire passer la pillule amère de la défaite.
Le match est terminé depuis déjà deux heures ce samedi soir, et Fouroux fait le plein de supporters et de badauds.

Ringeval : "Finale gachée !"


Jacques Fouroux et Michel Ringeval ont fait, côte à côte, le tour du terrain derrière les joueurs, pendant que Francis Rui recevait le bouclier de Brennus à la tribune officielle.
"L'essai n'est pas valable. Mais c'est ce que eux, là-bas, ils ont voulu " en montrant l'endroit où sont assis les dirigeants fédéraux. "Maintenant, ils vont se débrouiller avec ça !".
Le "ça" en question, c'est une énorme suspiçion à l'endroit de l'arbitre Monsieur Salles "plus dépassé et victime d'un contexte malsain que
malhonnête" dira un dirigeant grenoblois. "Nous savions que bous partions avec neuf points de retard, explique, déçu, le capitaine Chaffardon.
Et que pour gagner, il fallait nous mettre à l'abris d'une décision arbitrale. Le résultat de ce soir nous prouve que nous avions raison de
craindre le pire ".
Les déclarations du président de la FFR, Bernard Lapasset, au soir de la demi-finale Agen-Grenoble, n'ont pas fini de faire couler de l'encre et de la salive. "Il n'avait pas le droit de dire que nous étions ds tricheurs. Vous vous rendez compte qu'est ce que ça implique de dire cela mot pour mot ?" ruminait-on dans les vestiaires Grenoblois.
"J'ai eu l'impression que l'arbitrage n'était pas équitable. Les consignes de Lapasset ont eu leur effet. Castres était autant hors jeu que nous,
et pourtant,, ils n'ont pas été sanctionné, surtout en fin de partie. Nous méritions au moins la prolongation. C'est vraiment malheureux d'en
arriver à gacher une finale car l'essai n'est pas valable :c'est une décision hative " estimait hier soir l'entraineur Michel Ringeval.
Un peu plus tard dans la soirée, le coach alpin rejoint par Jean Liénard et Rinaldi, faisait un analyse plus raisonnée de la finale. "Nous avons manqué trop de coup de pieds bien placé pour pouvoir l'emporter". Gérard Cholley, le manager Castrais vient les rejoindre en leur disant "Vous auriez dût avoir 12 points d'avance à la mi-temps".

Cyril Savy, pourquoi ne dosez vous pas votre premier coup de pied face aux poteaux ?

Non, non, il est dosé. J'avais de bonnes marques. Il tape le poteau avec une trajectoire sortante.

Avez-vous l'impression que votre troisième but, celui des 42 mètres qui passe largement au dessus des poteaux, et qui a été refusé , était il valable ?
Je suis dans la trajectoire du ballon. Il est dedans : je suis formel. Je le voit passer à l'intérieur des barres.

Franck Hueber, que se passe t-il dans l'en-but avant que l'arbitre n'accorde l'essai à Gary Whetton ?

Je fais un marque juste avant que Whatton ne m'ammène dans l'en but. J'ai le ballon dans les bras mais l'arbitre ne m'entend pas (?). Je suis
ensuite projeté au sol, le ballon touche l'en but dans mes bras là encore : il aurait du y avoir un renvoi au 22 m. Puis sous le choc, le ballon
m'échappe : Whetton en profite pour marquer.

Dominique Mazille, pensez vous avoir choisi les bonnes orientations de jeu lorsque votre pack était dominateur ?

Il aurait fallut écarter les ballons plus vite. Personnellement, j'ai gaché plusieurs bonnes occasions. Comme l'arbitre nous pénalisait beaucoup
au sol, il fallait jouer debout.





6 - Dans les vestiaires Castrais ...

Gaillard : "Gagné en mélée"


"Le match s'est gagné en mélée" affirme Alain Gaillard. "En première mi-temps, on avait décidé de pratiquer l'alternance en jouant quelques
ballons au large. Mais on s'est très vite apercu qu'on n'avançaient plus. Il ne fallait pas les prendre au large mais à leur propre jeu, en
acceptant le combat. Alors on a axé notre jeu sur la mélée et notre seconde mi-temps a été bien meilleure, la qualité des ballons et le jeu au
pied aussi. Même si notre buteur a eu moins de réussite que d'habitude. Mais si on est là aujourd'hui, c'est grace à lui. Par contre Grenoble
s'est présenté ce soir sans buteur : ils ont manqué tout ce qu'ils voulaient ".
"S'ils en avient eu un, le bouclier ne serait peu être pas de notre coté ce soir", constate Alain Carminati. " ce match est à l'image de notre
parcours cette saison. Notre équipe a beaucoup de ressources morales. Cela nous a permit de revenir dans la rencontre et de jouer plus juste.
On n'était pas là pour plaire. Plaire, c'est ce que l'on a voulu faire à tort en début de match, et on s'est vite dispersé. On a sut se resserrer en
deuxième mi-temps".
"La différence, présice Labit, c'est que nous avons mieux géré nos ballons. Quand les Grenoblois ont dominé, ils n'ont pas marqué. Le match
s'est joué à ce niveau."

Francis Rui, que se passe-t-il sur l'essai de Vélo ?
Sur cette action si proche de notre en-but, on s'est focalisé sur Taofifénua. Finalement, il joue sur Vélo, et on se fait prendre.
C'est bien joué de leur part.

Y a-t-il eu essai quand vous plaquez Vélo dans l'en-but ?
En tous les cas, il laisse échaper le ballon sur le plaquage. Et je vois Gary Whetton plonger dessus. Alors, oui il y a essai.

Aviez vous prévu de taper cette chandelle avant la mélée ?
Non, j'avais l'idée de jouer à la main. Mais la passe courte de Tonini m'oblige à avancer et de jouer une chandelle.
Finalement, ce n'était pas une si mauvaise idée que ça !




7 - Chronique du match ...

EXTRAIT : [...] Jacques Fouroux avait raison de dire que Grenoble n'était qu'à 50 pourcents de ses moyens. Faisant feu de tout bois pour
stimuler le moral de ses troupes, comme au temps où il remontait les pendules tricolores. Il oublia vite qu'au lieu d'arriver à la fin du temps
réglementaire avec la quinzaine de points d'avance que méritait sa domination, Grenoble n'avait qu'accroché le wagon de la prolongation
salvatrice "que" par un but gigantesque de Savy dans les arrêts de jeu, après un invraisemblable gachis de ses buteurs.
Samedi, au Parc, ils ont renouvelés ce gachis et associé à des décisions arbitrales "contestables", cela ne pouvait que leur porter préjudice.
Dommage, car un bouclier de brennus ne se gagne pas tous les jours. [...]

 
   
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CLASSEMENT
Pts
J
+/-
Grenoble
40
12
85
Montauban
39
12
-11
Perpignan
36
12
107
Mont de Marsan
35
12
125
Colomiers
35
12
49

Biarritz
31
12
30
Aurillac
26
12
30
Nevers
26
12
-1
Massy
24
12
-5
Vannes
24
12
-33
Angouleme
24
12
-41
Bayonne
24
12
-50
Dax
24
12
-58
Beziers
23
12
-39

Narbonne
21
12
-81
Carcassonne
13
12
-107

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